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La classe ouvrière ne meurt jamais (Nicolas Renahy, Christian Corouge et Annie Ernaux – sous réserve)

Librairie l'Atelier
2bis Rue du Jourdain, 75020 Paris, France

Rencontre avec Nicolas Renahy (Jusqu'au bout. Vieillir et résister dans le monde ouvrier, éditions La Découverte), Christian Corouge (Résister à la chaîne. Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue, éditions Agone) et la prix Nobel de littérature 2022 Annie Erneaux (sous réserve)
Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les livres, il s'agit d'une discussion autour des sujets et enjeux abordés dans les ouvrages
Résumé de Jusqu'au bout : Bruno, Christian, Clairette, Christiane et Viviane sont des "anciens de Peugeot" à Sochaux-Montbéliard. Cabossés par le travail en usine, ces retraités placent le militantisme syndical et la solidarité amicale au cœur de leur vie. À travers quelles expériences apprennent-ils à vieillir ensemble ?
À partir d'une plongée sensible dans leur quotidien, ce livre donne à voir une réalité méconnue : celle du vieillissement physique et social dans le monde ouvrier. Il jette une lumière nouvelle sur des enjeux oubliés de la réforme des retraites et sur la distance au politique dans les classes populaires, montrant l'importance des résistances locales au capitalisme et à l'extrême droite. Retrouvant, trente ans après, certains enquêtés de La Misère du monde, Nicolas Renahy propose une sociologie incarnée des vieillesses et des appartenances sociales, qui invite à repenser la condition ouvrière à l'aune des rapports de classe, de genre et de génération.
Ni passifs ni "inactifs", ces anciens ouvriers et ouvrières sont loin d'être mis en retrait par leur retraite. Alors que la fin du monde ouvrier ne cesse d'être annoncée, ces "vieilles branches" continuent de lutter, d'être solidaires et de transmettre aux plus jeunes le sens du combat contre les injustices. Jusqu'au bout.
Résumé de Résister à la chaîne : « Pendant quatre jours je t’ai raconté des trucs sur le travail, les lois Auroux, les trente-huit heures… Seulement ça, je vais te le dire, ça crée un déséquilibre complet, parce qu’une semaine comme ça, c’est pas facile de la vivre quand tu travailles en chaîne et que t’as en plus plein de boulot syndical à faire. C’est pas facile.
Alors mes mains, dans tout ça, qu’est-ce qu’elles deviennent, mes mains ? On dit : "Bon, en 1974, il avait mal aux mains. Maintenant ça a l’air de passer. Il est devenu beaucoup plus intellectuel, il n’a plus mal aux mains, il a mal à la tête… " Il est fou, quoi. Seulement, moi, je travaille encore avec mes mains ! Et ça, ça me fait toujours mal. Mais maintenant je me tais. Parce que, pendant dix ans, tu en souffres tout seul. Et en même temps, tu as l’impression d’être une espèce de cobaye… aussi bien de la part des copains… qui veulent surtout pas écrire ce genre de truc avec moi, alors qu’en fait, à mon avis, leur boulot de militant – c’est à eux que je devrais le dire –, ça aurait été de faire ce livre avec moi. »
Au début des années 1980, le sociologue Michel Pialoux rencontre Christian Corouge, ouvrier et syndicaliste chez Peugeot-Sochaux. Ils entament un long dialogue sur le travail à la chaîne, l’entraide dans les ateliers et la vie quotidienne des familles ouvrières. À partir de l’histoire singulière d’un ouvrier, devenu porte-parole de son atelier sans jamais le quitter, sont abordées les difficultés de la constitution d’une résistance syndicale.
Cycle "Dire les mondes populaires" : La librairie l’Atelier s’associe à « l’Envers des faits », collection des Éditions La Découverte, pour un cycle de rencontres croisées entre sociologie et littérature sur les mondes populaires. Contre l’invisibilisation de larges pans de la population, ce cycle réunit chercheur·es, écrivain·es et témoins. Quatre rencontres se tiennent de février à avril 2026, avec la farouche envie de résister ensemble à cette disparition apparemment irrésistible des mondes populaires des récits, des mémoires et des publications, parfois aussi des rayons des librairies où le mot ouvrier semble relégué à de lointains passés.

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