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États d'urgence / La guerre globale contre les peuples (Léopold Lambert / Mathieu Rigouste)

Le Merle Moqueur
51 Rue de Bagnolet, 75020 Paris, France

Cet événement est passé
Discussion entre Léopold Lambert (États d'urgence. Une histoire spatiale du continuum colonial français, éditions PMN) et Mathieu Rigouste (La guerre globale contre les peuples. Mécanique impériale de l'ordre sécuritaire, éditions La fabrique)
Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les livres, il s'agit d'une présentation des sujets et enjeux abordés dans les ouvrages
Résumé d'États d'urgence : Dispositif contre-révolutionnaire par excellence, l’état d’urgence relie trois espaces-temps : la révolution algérienne de 1954-1962, l’insurrection kanak de 1984-1988, et le soulèvement des quartiers populaires en France de 2005. Revenant en détail sur chacun de ces trois moments, Léopold Lambert retrace la généalogie coloniale de ce dispositif et éclaire ainsi la période marquée par l’instauration d’un état d’urgence permanent depuis 2015. Des méthodes répressives aux résistances populaires, il détaille les similarités et les spécificités de ces trois séquences qui ont marqué le continent colonial français.
Léopold Lambert propose une lecture géographique et spatiale de l’état d’urgence, s’armant de nombreux graphiques et de cartes. Les camps de regroupement en Algérie y croisent « la ville blanche », Nouméa et les commissariats des banlieues françaises. La casbah d’Alger rencontre les tribus kanak et les bidonvilles de Nanterre.
Résumé de La guerre globale contre les peuples : Des premières doctrines contre-insurrectionnelles à la «guerre contre le terrorisme», via d’incessants allers-retours entre champs de bataille coloniaux et métropolitains, les méthodes militaires ont été généralisées pour gouverner et dominer les peuples.
Ce livre retrace l’histoire des machines de guerres et de contrôle qui voient le jour dans le sillage du capitalisme conquérant et se perfectionnent à l’ère des empires pour mater les révoltes. Après 1945, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, bientôt rejoints par Israël, forment le noyau dur d’une « internationale antisubversive » dont les théoriciens, qui s’inspirent de la «bataille d’Alger» et des opérations secrètes de la CIA, prônent la guerre «dans la population civile». Les dictatures en Amérique du Sud, la Palestine, l’Irlande du Nord et les quartiers populaires des grandes villes occidentales deviennent ses terrains d’expérimentation privilégiés. Le retour des soulèvements au XXIe siècle, au premier rang des nouvelles «menaces» contre l’ordre mondial, justifie aujourd’hui le recours «préventif» à la guerre contre les peuples qui accélère la néofascisation sécuritaire tout autour du globe.
Au terme de deux décennies d’enquête, Mathieu Rigouste propose une indispensable cartographie de la contre-révolution contemporaine et documente son rôle dans la formation des prisons, des polices et des complexes militaro-industriels. Il en dévoile aussi les failles, quand ses fantasmes de toute-puissance se heurtent au réel des luttes qui lui résistent.

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