
Jim Queen : Pourquoi l'ovni queer de Cannes mĂ©rite tout notre amour đłđ
L'histoire est aussi folle que jubilatoire : Jim, une icÎne gay de la nuit parisienne, contracte l'« hétérose », un virus fictif qui transforme les hommes gays en hétérosexuels.

Cannelle elle
Tu as manqué le séisme rose qui a secoué la Croisette ? Présenté en séance de minuit au Festival de Cannes, Jim Queen, réalisé par Marco Nguyen et Nicolas Athané, a fait sensation en s'invitant dans la prestigieuse sélection officielle. On a totalement vibré devant cette pépite explosive, hilarante et résolument engagée qui débarque enfin en salles en ce mois des fiertés. On te dit pourquoi il faut absolument courir le voir.
đ„ Sans filtre et (surtout) sans complexe !
L'histoire est aussi folle que jubilatoire : Jim, une icÎne gay de la nuit parisienne, contracte l'« hétérose », un virus fictif qui transforme les hommes gays en hétérosexuels. Porté par un casting vocal cinq étoiles (Alex RamirÚs, Shirley Souagnon ou encore Philippe
Katerine), le film assume un ton trash. Ce qui fait sa force absolue ? Il est Ă©crit et rĂ©alisĂ© par des personnes concernĂ©es, qui s'inspirent directement de leur propre vĂ©cu et de leur culture. C'est brut, câest authentique, et ça fait un bien fou.
đŹ SincĂšre, indĂ©pendant et passionnĂ© !
Soyons clairs : Jim Queen ne prĂ©tend pas ĂȘtre le porte-parole universel de toutes les identitĂ©s LGBTQIA+. LâĂ©quipe a choisi de raconter une histoire basĂ©e sur son propre prisme, sans sâoctroyer illĂ©gitimement la place ou la voix d'autres communautĂ©s. Cette
aventure folle est aussi le fruit d'un travail de longue haleine : le studio Bobby Pills a soutenu les rĂ©alisateurs pendant huit ans pour donner vie Ă ce projet indĂ©pendant. De plus, pour des raisons de budget, la durĂ©e du film a dĂ» ĂȘtre condensĂ©e obligeant les crĂ©ateurs Ă faire des choix narratifs. Ne reprochons pas Ă une Ćuvre de ne pas ĂȘtre ce qu'elle n'a jamais promis dâĂȘtre.
đż Alerte pop-corn : cet Ă©tĂ©, on kiffe ensemble !
Alors que la saison des Marches des Fiertés bat son plein, Jim Queen tombe à pic pour nous rappeler l'essentiel : l'importance de célébrer nos cultures dans la joie et le collectif. Au-delà des différentes sensibilités qui font la richesse de notre communauté, ce film est
une célébration colorée, piquante et solidaire dont nous avons cruellement besoin pour nous rassembler. Courons en salles soutenir une création originale, indépendante et fiÚre, qui a réussi l'exploit de porter nos voix jusqu'à Cannes.














